Intérieur Une Rencontre Avec Le Peintre Hammershoi

Le tableau Cinq portraits du danois Hammershoi, à voir au musée Jacquemart André et à écouter dans lépisode 37 dAmusée www.amusee.fr intérieur une rencontre avec le peintre hammershoi Tapez une partie du titre de lévénement, un nom de théâtre ou de musée peintredanois All results related to the hashtag on the social platforms Qui donne un SCRAP est ici pour aider à réduire la dépense en offrant des options à faible coût. Le Musée Jacquemart-André à Paris consacre une rétrospective au peintre danois dont lascétisme suscite un vif intérêt. Colloques, mobilisations, campagnes, interventions médiatiques.. Cest ici que vous trouverez les lieux et dates des évènements à venir! Mes enfants, je vous ai réuni ce soir pour vous apprendre que je pars la semaine prochaine en Belgique. Ce sera mon ultime voyage. Jai décidé, comment vous dire de me faire accompagner pour que cesse ma vie. Je suis atteint dune maladie rare, incurable et dégénérative. Aussi je souhaite abréger mes souffrances. Merci dêtre venus à ce dernier repas ensemble. Hammershoi est lun des peintres les plus importants du Danemark. Cest dans la tradition de lâge dor de la première moitié du XIXe siècle que lon trouve ses racines, même sil demeure profondément original, avec une peinture qui se situe entre naturalisme et symbolisme. Il aborde un certain nombre de genres picturaux : des intérieurs-presque toujours son propre domicile-dénués de présence humaine, ou simplement habités par une figure féminine vue de dos, des vues darchitecture, des paysages, quelques rares portraits. Homme secret et solitaire, il avait peu damis. Diaghilev et Rainer Maria Rilke comptèrent parmi ses admirateurs. Son oeuvre témoigne également daffinités frappantes avec les tendances de lart daujourdhui. Cette peinture figurative, très lisse, captive par un côté énigmatique, secret, et, une volonté de jouer sur une gamme réduite de couleurs. Lexposition présente une soixantaine de peintures, sorganisant non sur la chronologie, mais sur le principe de la variation à partir dun thème. Climats vaporeux de matins fragiles ou de fins daprès-midis mélancoliques, paysages désolés du Jutland, scènes dintérieur dune douceur de craie ou dardoise lavée par la pluie, femmes surprises de dos à des occupations qui nous resteront secrètes : Vilhelm Hammershøi 1864-1916 est de ces peintres qui ont recréé le monde à leur regard. Poser quelques instants ses yeux sur lune de ses toiles suffit à se faire aussitôt absorber par une sensation de familiarité, de poésie voire de léger vertige métaphysique. On ne le sait pas forcément, mais au pays de Kierkegaard et dAndersen, Hammershøi est une star. En ce qui concerne le prêt de ses oeuvres, les institutions danoises sont assez avares, car cest leur Van Gogh, explique ainsi le commissaire de lexposition parisienne Jean-Loup Champion. Contrairement au Néerlandais, le Danois na par contre pas eu le parcours dun artiste maudit. Soutenu de son vivant par des mécènes et des collectionneurs de son pays, il présente par exemple ses tableaux en France dès lExposition universelle de Paris en 1889. Et en 1912, le musée des Offices de Florence lui commande un autoportrait-signe définitif dinscription au patrimoine. Après sa mort, en 1916, dun cancer de la gorge, il sera, comme beaucoup dautres peintres classiques, oblitéré à lheure de la gigantesque table rase opérée par les avant-gardes européennes au sortir de la Grande Guerre. Depuis quelques années, il sort toutefois de loubli, et impose là où il passe un véritable effet de fascination. En 1997, le musée dOrsay lui consacre un affichage qui fera pour beaucoup effet de révélation. Avant une grande rétrospective au Japon prévue pour 2020, certaines de ses oeuvres sont à nouveau exposées temporairement en France. Une quarantaine parmi les quelque 400 tableaux signés par le maître scandinave. Cest peu : Hammershøi est mort jeune, et il peignait lentement.. Dans les petites salles du musée Jacquemart-André lun des plus beaux de Paris, lémotion est immédiate ; les toiles dHammershøi, pour beaucoup de petite taille et de format carré, sont directement séduisantes. Modestes, elles ne conduisent pas de lointaines épopées ; pas plus quelles nappellent de savants décryptages. Si leur grande beauté capte loeil, cest pour mieux le retenir entre les lignes dun espace confiné. Quant à la monochromie de leur palette composée dinfinies nuances de gris et de blanc ; de jaune, plus rarement, elle donne un sentiment de repos immédiat. A de rares exceptions la salle consacrée aux paysages et aux vues de Copenhague, le regardeur sy tient devant les quatre murs dune chambre qui pourrait tout aussi bien être limage de sa propre intériorité. Contempler une toile dHammershøi est un baromètre pour lâme. Cest pourquoi, sans doute, son travail a tant plu aux poètes et aux écrivains. En 1903, le Danois recevra plusieurs fois par exemple la visite de Rainer Maria Rilke, qui voulut écrire un livre sur lui avant hélas dabandonner le projet. La première salle de lexposition permet dapprocher lépoque et lambiance dans lesquelles lartiste a créé. Réputé effacé, peu mondain voire taciturne, Vilhelm Hammershøi évolue dans un petit monde luthérien fermé. Sa mère omniprésente, elle consacrera des cahiers à collecter ses premiers dessins et le moindre article de presse le concernant, son frère Svend, peintre également, mais surtout Ida Ilsted, soeur du peintre Peter Ilsted, qui deviendra son épouse en 1891, seront ses modèles. La première toile à retenir notre attention a été peinte en 1895 et sintitule Trois jeunes femmes. Une composition douce et sororale que naurait pas désavouée Fernand Khnopff. Hammershøi y représente Ida entourée de ses deux belles-soeurs. Toutes trois sont assises sur des chaises. Lune est penchée sur un livre, les regards des deux autres sévitent, perdus dans un ailleurs-sagit-il de pensées, ou simplement dun vague à lâme existentiel? Elles semblent en tout cas ne pas appartenir au même plan. Seuls leurs genoux se touchent. A travers ce trio rêveur et distant, le message dHammershøi semble clair : la communication ne fera pas le coeur de son univers. Devant la toile, on pense au silence dans certains films de Bergman. Karl Madsen, historien dart danois et ami du peintre, nécrira-t-il pas de Hammershøi quil fut le premier adepte au Danemark de la peinture neurasthénique? A limage de sa personnalité, le regard dHammershøi ne se porte pas aisément vers lextérieur. Avec létonnante petite salle consacrée à ses nus des corps de femmes dun blanc grisé hésitant entre douceur du nacre et froideur clinique, celle dédiée aux paysages est la plus inattendue de lexposition. Une toile de 1900 y attire particulièrement le regard. Elle sintitule Paysagevue de Refsnoes. Un ciel écrasant mange les deux tiers de la toile, occupée pour le reste par un horizon de petites collines à peine vertes, typiques du Jutland danois. Le cadrage est surprenant : à lexception du minuscule triangle sur la gauche où on la devine, tout se passe comme si le peintre refusait ici de nous montrer la mer, et louverture quelle représente sur le monde pour un pays que leau borde de toutes parts. Les paysages dHammershøi sont clos sur eux-mêmes. Il est en cela certainement en phase avec létat de son pays, en pleine période protectionniste. Né en 1864, soit lannée où le Danemark perd les duchés de Schleswig, Holstein et Lauenbourg, annexés par la coalition autro-prussienne, Hammershøi grandira diminué, dans un pays qui se replie sur lui-même, écrit Jean-Loup Champion. Lhomme voyage pourtant. A partir de 1891, il fait en compagnie dIda de longs séjours de cinq ou six mois à Paris, Londres et Rome. Sa bibliothèque est remplie de revues dart européennes. Mais il reste hermétique aux influences. Tout se passe comme sil était resté imperméable aux lieux et aux gens rencontrés, et quil navait voyagé quà lintérieur de son propre univers, constate encore le commissaire. Hormis ces échappées, et après sêtre essayé sans passion au portrait ceux de sa mère, aux traits laissés flous, montrent son peu dintérêt pour lindividuation des visages, Hammershøi se recentre sur ce qui deviendra son obsession : la peinture dintérieur. Même sil a beaucoup déménagé, ses logements successifs de la rue Kvaesthusgade, Bredgade ou Strandgade se ressemblent trait pour trait. Des photographies nous les montrent meublés selon lidéal de la bourgeoisie moyenne de Copenhague : des intérieurs Biedermeier, entre austérité et coquetterie, dominés par une ligne et une distinction toutes scandinaves. Il nest pas le seul à choisir de représenter ses appartements. Sous linfluence de la peinture hollandaise du xviie siècle notamment Vermeer en tête, mais aussi Hendrick van der Burch, Emanuel de Witte ou Pieter Jansz. Saenredam, le tropisme est courant à lépoque dans les écoles du Nord. Mais en comparaison de ses contemporains Holsøe et Ilsted, dont lexposition montre quelques toiles célébrant un bonheur domestique aux détails charmants et quelque peu datés, les intérieurs de Hammershøi apparaissent figés, et énigmatiques. A limage de ces fenêtres donnant sur des vis-à-vis ou des murs, sa peinture ne renvoie à rien dautre quelle-même. Cest Vermeer sans lanecdote, sans la narration, avance Pierre Curie, le directeur du musée, et co-commissaire de lexposition. Le rôle de la silhouette féminine notamment y est passionnant. Inconfortable avec la psychologie et la personnalité de ses modèles, le maître danois peint la femme en robe noire qui habite ses images presque systématiquement de dos-statique, anonyme et sculpturale. Toujours la même, toujours une autre, elle ne fait que passer dans un monde auquel elle semble appartenir, mais qui continuera dexister après elle. A la fin de sa vie, le peintre classique se fait de plus en plus radical. Cest lune des raisons qui lui font si bien traverser le temps aujourdhui. Il dépouille ses toiles de leurs présences pourtant déjà fantomatiques pour peindre des intérieurs vides à latmosphère étrange. Ce quil veut, cest travailler à la distinction des matières. Les reflets de cire sur une table en acajou, léclat dun vase en verre, le vernis dun cadre, les plis dune nappe de lin blanc, la matité dun mur : il sagit bien sûr pour lui de capter les moindres manifestations de la lumière. Dans la seule interview quil donnera de son vivant, en 1907, il reviendra sur la génèse de son inspiration : Ce qui me fait choisir un motif, cest tout dabord les lignes, ce que jappellerai la tenue architectonique du tableau. Et puis la lumière, évidemment. Comment loublier, dans un pays doù elle se retire dès 3 heures de laprès-midi, six mois par an? Admirée comme une offrande rare et capricieuse dont on nest jamais tout à fait sûrs quelle reviendra, elle est lobsession de Hammershøi. Le narrateur dans ces images, écrit lhistorien de lart Hans Victor Rosenhagen, cest la lumière qui, douce et grise, emplit la chambre et dit avec un millier de mots le mur nu. Lun des derniers tableaux du parcours se nomme Rayon de soleil dans le salon III 1903. Un canapé en acajou, deux chaises blanches à haut dossier, un portrait sombre y animent à peine le silence qui imprègne une composition dans la pénombre. Lévénement de la toile, ce sont ces rectangles de clarté découpés sur les murs dun gris bleuté, et sur les lambris. La scène a probablement lieu un jour de semaine, un lent après-midi au temps suspendu. Dans ce salon vidé de ses occupants, lair est palpable, plein de vibrations. On peut presque sentir leffet de chaleur créé par lirruption des derniers instants du jour, et apercevoir de minuscules poussières dansant dans sa lumière. Par où est-il entré? Où sont partis les habitants de la maison? Qui regarde si personne ne le fait? Seule subsiste linquiétante étrangeté des miracles quand il ny a pas de spectateur pour les voir. Sensation de calme et de temps retrouvé.. Nous sommes maintenant à quelques minutes de louverture du musée. Dans la salle voisine, un homme passe laspirateur au pied des toiles mystérieuses. Il est difficile de les quitter. On repense à ces lignes de William Ritter, à propos dHammershøi : Il réalise le miracle de faire sentir par les objets le sérieux de la vie, la valeur du silence et le bien-être des longs recueillements. Mais lopposition des lignes droites et des courbes raconte tout le tableau. intérieur une rencontre avec le peintre hammershoi Rayons de soleil, également intitulé, 1900, huile sur toile 70 59 cm. On redécouvre depuis les années 1990 ses tableaux dintérieur énigmatiques représentant des pièces souvent vides, parfois habitées par des personnages féminins perdus dans une profonde réflexion, souvent vus de dos, tournés vers des murs clairs et nus, réalisés dans une gamme de tons de gris, de brun très restreinte ou de blanc, ses paysages, ses portraits, qui, tous, baignent dans une atmosphère étrange, irréelle, dénuée de toute action ou danecdote. Wikipedia est une marque déposée de la, organisation de bienfaisance régie par le paragraphe du code fiscal des États-Unis. Mais les années de douleur voient naître chez lartiste un nouveau thème quil navait jusque-là que très peu abordé : le nu. À partir de 1909, Hammershøi produit deux tableaux de grande taille sur le thème du corps féminin. Dabord avec trois études, des esquisses à lhuile représentant différentes poses, pour deux grands tableaux quil va achever lun en 1909 : Figure de modèle ou Nu féminin 205 155 cm, Statens Museum for Kunst. Son inspiration semble tirée des tableaux de modèles du peintre danois, bien que dans lœuvre suivante, terminée lannée de sa mort et qui la épuisé, relève presque de létude médicale selon Poul Vad. Il sagit dune huile sur toile intitulée comme la précédente Figure de modèle ou Nu féminin de 171 95 cm. Alfred Bramsen 1851-1932 pense quil na jamais surmonté les suites de ce grand exploit artistique. La critique redécouvre depuis les ses tableaux dintérieur énigmatiques représentant des pièces souvent vides, parfois habitées par des personnages féminins perdus dans une profonde réflexion, souvent vus de dos, tournés vers des murs clairs et nus, réalisés dans une gamme de tons de gris, de brun très restreinte ou de blanc, ses paysages, ses portraits, qui, tous, baignent dans une atmosphère étrange, irréelle, dénuée de toute action ou danecdote. Ce qui frappe en visitant lexposition, cest lextraordinaire palette de supports utilisés par le Groupe pour exprimer cette nouvelle lecture et vision du monde. Lentreprise est immense : les arts plastiques, larchitecture, la politique, léconomie, les mathématiques, la médecine, la psychologie ou lérotologie sont abordés. Isidore Isou, Traité de bave et déternité 1951 Film cinématographique 35 mm noir et blanc, sonore, durée 12325 Collection Centre Pompidou, Paris Musée national dart moderne Centre de création industrielle Adagp, Paris 2019 Centre Pompidou, MNAM-CCI Georges MeguerditchianDist. RMN-GP Castaner piétine lEtat de droit sous le coup de lémotion intérieur une rencontre avec le peintre hammershoi Et la chevaliette de mon compatriote Dirk de Keyser toujours vaillante au en collaboration avec lesgaleriesbartoux .