{"id":212,"date":"2020-09-18T19:48:57","date_gmt":"2020-09-18T19:48:57","guid":{"rendered":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/?p=212"},"modified":"2020-09-18T12:34:35","modified_gmt":"2020-09-18T12:34:35","slug":"interieur-une-rencontre-avec-le-peintre-hammershoi","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/2020\/09\/18\/interieur-une-rencontre-avec-le-peintre-hammershoi\/","title":{"rendered":"Int\u00e9rieur Une Rencontre Avec Le Peintre Hammershoi"},"content":{"rendered":"<p>Le tableau Cinq portraits du danois Hammershoi, \u00e0 voir au mus\u00e9e Jacquemart Andr\u00e9 et \u00e0 \u00e9couter dans l\u00e9pisode 37 dAmus\u00e9e www.amusee.fr <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/memgoforlag.gq\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2018\/07\/chomage_rebondir-306x173.jpg\" alt=\"int\u00e9rieur une rencontre avec le peintre hammershoi\" align=\"left\"> Tapez une partie du titre de l\u00e9v\u00e9nement, un nom de th\u00e9\u00e2tre ou de mus\u00e9e peintredanois All results related to the hashtag on the social platforms Qui donne un SCRAP est ici pour aider \u00e0 r\u00e9duire la d\u00e9pense en offrant des options \u00e0 faible co\u00fbt. Le Mus\u00e9e Jacquemart-Andr\u00e9 \u00e0 Paris consacre une r\u00e9trospective au peintre danois dont lasc\u00e9tisme suscite un vif int\u00e9r\u00eat. Colloques, mobilisations, campagnes, interventions m\u00e9diatiques.. Cest ici que vous trouverez les lieux et dates des \u00e9v\u00e8nements \u00e0 venir!  Mes enfants, je vous ai r\u00e9uni ce soir pour vous apprendre que je pars la semaine prochaine en Belgique. Ce sera mon ultime voyage. Jai d\u00e9cid\u00e9, comment vous dire de me faire accompagner pour que cesse ma vie. Je suis atteint dune maladie rare, incurable et d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative. Aussi je souhaite abr\u00e9ger mes souffrances. Merci d\u00eatre venus \u00e0 ce dernier repas ensemble. Hammershoi est lun des peintres les plus importants du Danemark. Cest dans la tradition de l\u00e2ge dor de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle que lon trouve ses racines, m\u00eame sil demeure profond\u00e9ment original, avec une peinture qui se situe entre naturalisme et symbolisme. Il aborde un certain nombre de genres picturaux : des int\u00e9rieurs-presque toujours son propre domicile-d\u00e9nu\u00e9s de pr\u00e9sence humaine, ou simplement habit\u00e9s par une figure f\u00e9minine vue de dos, des vues darchitecture, des paysages, quelques rares portraits. Homme secret et solitaire, il avait peu damis. Diaghilev et Rainer Maria Rilke compt\u00e8rent parmi ses admirateurs. Son oeuvre t\u00e9moigne \u00e9galement daffinit\u00e9s frappantes avec les tendances de lart daujourdhui. Cette peinture figurative, tr\u00e8s lisse, captive par un c\u00f4t\u00e9 \u00e9nigmatique, secret, et, une volont\u00e9 de jouer sur une gamme r\u00e9duite de couleurs. Lexposition pr\u00e9sente une soixantaine de peintures, sorganisant non sur la chronologie, mais sur le principe de la variation \u00e0 partir dun th\u00e8me. Climats vaporeux de matins fragiles ou de fins dapr\u00e8s-midis m\u00e9lancoliques, paysages d\u00e9sol\u00e9s du Jutland, sc\u00e8nes dint\u00e9rieur dune douceur de craie ou dardoise lav\u00e9e par la pluie, femmes surprises de dos \u00e0 des occupations qui nous resteront secr\u00e8tes : Vilhelm Hammersh\u00f8i 1864-1916 est de ces peintres qui ont recr\u00e9\u00e9 le monde \u00e0 leur regard. Poser quelques instants ses yeux sur lune de ses toiles suffit \u00e0 se faire aussit\u00f4t absorber par une sensation de familiarit\u00e9, de po\u00e9sie voire de l\u00e9ger vertige m\u00e9taphysique. On ne le sait pas forc\u00e9ment, mais au pays de Kierkegaard et dAndersen, Hammersh\u00f8i est une star. En ce qui concerne le pr\u00eat de ses oeuvres, les institutions danoises sont assez avares, car cest leur Van Gogh, explique ainsi le commissaire de lexposition parisienne Jean-Loup Champion. Contrairement au N\u00e9erlandais, le Danois na par contre pas eu le parcours dun artiste maudit. Soutenu de son vivant par des m\u00e9c\u00e8nes et des collectionneurs de son pays, il pr\u00e9sente par exemple ses tableaux en France d\u00e8s lExposition universelle de Paris en 1889. Et en 1912, le mus\u00e9e des Offices de Florence lui commande un autoportrait-signe d\u00e9finitif dinscription au patrimoine. Apr\u00e8s sa mort, en 1916, dun cancer de la gorge, il sera, comme beaucoup dautres peintres classiques, oblit\u00e9r\u00e9 \u00e0 lheure de la gigantesque table rase op\u00e9r\u00e9e par les avant-gardes europ\u00e9ennes au sortir de la Grande Guerre. Depuis quelques ann\u00e9es, il sort toutefois de loubli, et impose l\u00e0 o\u00f9 il passe un v\u00e9ritable effet de fascination. En 1997, le mus\u00e9e dOrsay lui consacre un affichage qui fera pour beaucoup effet de r\u00e9v\u00e9lation. Avant une grande r\u00e9trospective au Japon pr\u00e9vue pour 2020, certaines de ses oeuvres sont \u00e0 nouveau expos\u00e9es temporairement en France. Une quarantaine parmi les quelque 400 tableaux sign\u00e9s par le ma\u00eetre scandinave. Cest peu : Hammersh\u00f8i est mort jeune, et il peignait lentement.. Dans les petites salles du mus\u00e9e Jacquemart-Andr\u00e9 lun des plus beaux de Paris, l\u00e9motion est imm\u00e9diate ; les toiles dHammersh\u00f8i, pour beaucoup de petite taille et de format carr\u00e9, sont directement s\u00e9duisantes. Modestes, elles ne conduisent pas de lointaines \u00e9pop\u00e9es ; pas plus quelles nappellent de savants d\u00e9cryptages. Si leur grande beaut\u00e9 capte loeil, cest pour mieux le retenir entre les lignes dun espace confin\u00e9. Quant \u00e0 la monochromie de leur palette compos\u00e9e dinfinies nuances de gris et de blanc ; de jaune, plus rarement, elle donne un sentiment de repos imm\u00e9diat. A de rares exceptions la salle consacr\u00e9e aux paysages et aux vues de Copenhague, le regardeur sy tient devant les quatre murs dune chambre qui pourrait tout aussi bien \u00eatre limage de sa propre int\u00e9riorit\u00e9. Contempler une toile dHammersh\u00f8i est un barom\u00e8tre pour l\u00e2me. Cest pourquoi, sans doute, son travail a tant plu aux po\u00e8tes et aux \u00e9crivains. En 1903, le Danois recevra plusieurs fois par exemple la visite de Rainer Maria Rilke, qui voulut \u00e9crire un livre sur lui avant h\u00e9las dabandonner le projet. La premi\u00e8re salle de lexposition permet dapprocher l\u00e9poque et lambiance dans lesquelles lartiste a cr\u00e9\u00e9. R\u00e9put\u00e9 effac\u00e9, peu mondain voire taciturne, Vilhelm Hammersh\u00f8i \u00e9volue dans un petit monde luth\u00e9rien ferm\u00e9. Sa m\u00e8re omnipr\u00e9sente, elle consacrera des cahiers \u00e0 collecter ses premiers dessins et le moindre article de presse le concernant, son fr\u00e8re Svend, peintre \u00e9galement, mais surtout Ida Ilsted, soeur du peintre Peter Ilsted, qui deviendra son \u00e9pouse en 1891, seront ses mod\u00e8les. La premi\u00e8re toile \u00e0 retenir notre attention a \u00e9t\u00e9 peinte en 1895 et sintitule Trois jeunes femmes. Une composition douce et sororale que naurait pas d\u00e9savou\u00e9e Fernand Khnopff. Hammersh\u00f8i y repr\u00e9sente Ida entour\u00e9e de ses deux belles-soeurs. Toutes trois sont assises sur des chaises. Lune est pench\u00e9e sur un livre, les regards des deux autres s\u00e9vitent, perdus dans un ailleurs-sagit-il de pens\u00e9es, ou simplement dun vague \u00e0 l\u00e2me existentiel? Elles semblent en tout cas ne pas appartenir au m\u00eame plan. Seuls leurs genoux se touchent. A travers ce trio r\u00eaveur et distant, le message dHammersh\u00f8i semble clair : la communication ne fera pas le coeur de son univers. Devant la toile, on pense au silence dans certains films de Bergman. Karl Madsen, historien dart danois et ami du peintre, n\u00e9crira-t-il pas de Hammersh\u00f8i quil fut le premier adepte au Danemark de la peinture neurasth\u00e9nique? A limage de sa personnalit\u00e9, le regard dHammersh\u00f8i ne se porte pas ais\u00e9ment vers lext\u00e9rieur. Avec l\u00e9tonnante petite salle consacr\u00e9e \u00e0 ses nus des corps de femmes dun blanc gris\u00e9 h\u00e9sitant entre douceur du nacre et froideur clinique, celle d\u00e9di\u00e9e aux paysages est la plus inattendue de lexposition. Une toile de 1900 y attire particuli\u00e8rement le regard. Elle sintitule Paysagevue de Refsnoes. Un ciel \u00e9crasant mange les deux tiers de la toile, occup\u00e9e pour le reste par un horizon de petites collines \u00e0 peine vertes, typiques du Jutland danois. Le cadrage est surprenant : \u00e0 lexception du minuscule triangle sur la gauche o\u00f9 on la devine, tout se passe comme si le peintre refusait ici de nous montrer la mer, et louverture quelle repr\u00e9sente sur le monde pour un pays que leau borde de toutes parts. Les paysages dHammersh\u00f8i sont clos sur eux-m\u00eames. Il est en cela certainement en phase avec l\u00e9tat de son pays, en pleine p\u00e9riode protectionniste. N\u00e9 en 1864, soit lann\u00e9e o\u00f9 le Danemark perd les duch\u00e9s de Schleswig, Holstein et Lauenbourg, annex\u00e9s par la coalition autro-prussienne, Hammersh\u00f8i grandira diminu\u00e9, dans un pays qui se replie sur lui-m\u00eame, \u00e9crit Jean-Loup Champion. Lhomme voyage pourtant. A partir de 1891, il fait en compagnie dIda de longs s\u00e9jours de cinq ou six mois \u00e0 Paris, Londres et Rome. Sa biblioth\u00e8que est remplie de revues dart europ\u00e9ennes. Mais il reste herm\u00e9tique aux influences. Tout se passe comme sil \u00e9tait rest\u00e9 imperm\u00e9able aux lieux et aux gens rencontr\u00e9s, et quil navait voyag\u00e9 qu\u00e0 lint\u00e9rieur de son propre univers, constate encore le commissaire. Hormis ces \u00e9chapp\u00e9es, et apr\u00e8s s\u00eatre essay\u00e9 sans passion au portrait ceux de sa m\u00e8re, aux traits laiss\u00e9s flous, montrent son peu dint\u00e9r\u00eat pour lindividuation des visages, Hammersh\u00f8i se recentre sur ce qui deviendra son obsession : la peinture dint\u00e9rieur. M\u00eame sil a beaucoup d\u00e9m\u00e9nag\u00e9, ses logements successifs de la rue Kvaesthusgade, Bredgade ou Strandgade se ressemblent trait pour trait. Des photographies nous les montrent meubl\u00e9s selon lid\u00e9al de la bourgeoisie moyenne de Copenhague : des int\u00e9rieurs Biedermeier, entre aust\u00e9rit\u00e9 et coquetterie, domin\u00e9s par une ligne et une distinction toutes scandinaves. Il nest pas le seul \u00e0 choisir de repr\u00e9senter ses appartements. Sous linfluence de la peinture hollandaise du xviie si\u00e8cle notamment Vermeer en t\u00eate, mais aussi Hendrick van der Burch, Emanuel de Witte ou Pieter Jansz. Saenredam, le tropisme est courant \u00e0 l\u00e9poque dans les \u00e9coles du Nord. Mais en comparaison de ses contemporains Hols\u00f8e et Ilsted, dont lexposition montre quelques toiles c\u00e9l\u00e9brant un bonheur domestique aux d\u00e9tails charmants et quelque peu dat\u00e9s, les int\u00e9rieurs de Hammersh\u00f8i apparaissent fig\u00e9s, et \u00e9nigmatiques. A limage de ces fen\u00eatres donnant sur des vis-\u00e0-vis ou des murs, sa peinture ne renvoie \u00e0 rien dautre quelle-m\u00eame. Cest Vermeer sans lanecdote, sans la narration, avance Pierre Curie, le directeur du mus\u00e9e, et co-commissaire de lexposition. Le r\u00f4le de la silhouette f\u00e9minine notamment y est passionnant. Inconfortable avec la psychologie et la personnalit\u00e9 de ses mod\u00e8les, le ma\u00eetre danois peint la femme en robe noire qui habite ses images presque syst\u00e9matiquement de dos-statique, anonyme et sculpturale. Toujours la m\u00eame, toujours une autre, elle ne fait que passer dans un monde auquel elle semble appartenir, mais qui continuera dexister apr\u00e8s elle. A la fin de sa vie, le peintre classique se fait de plus en plus radical. Cest lune des raisons qui lui font si bien traverser le temps aujourdhui. Il d\u00e9pouille ses toiles de leurs pr\u00e9sences pourtant d\u00e9j\u00e0 fantomatiques pour peindre des int\u00e9rieurs vides \u00e0 latmosph\u00e8re \u00e9trange. Ce quil veut, cest travailler \u00e0 la distinction des mati\u00e8res. Les reflets de cire sur une table en acajou, l\u00e9clat dun vase en verre, le vernis dun cadre, les plis dune nappe de lin blanc, la matit\u00e9 dun mur : il sagit bien s\u00fbr pour lui de capter les moindres manifestations de la lumi\u00e8re. Dans la seule interview quil donnera de son vivant, en 1907, il reviendra sur la g\u00e9n\u00e8se de son inspiration : Ce qui me fait choisir un motif, cest tout dabord les lignes, ce que jappellerai la tenue architectonique du tableau. Et puis la lumi\u00e8re, \u00e9videmment. Comment loublier, dans un pays do\u00f9 elle se retire d\u00e8s 3 heures de lapr\u00e8s-midi, six mois par an? Admir\u00e9e comme une offrande rare et capricieuse dont on nest jamais tout \u00e0 fait s\u00fbrs quelle reviendra, elle est lobsession de Hammersh\u00f8i. Le narrateur dans ces images, \u00e9crit lhistorien de lart Hans Victor Rosenhagen, cest la lumi\u00e8re qui, douce et grise, emplit la chambre et dit avec un millier de mots le mur nu. Lun des derniers tableaux du parcours se nomme Rayon de soleil dans le salon III 1903. Un canap\u00e9 en acajou, deux chaises blanches \u00e0 haut dossier, un portrait sombre y animent \u00e0 peine le silence qui impr\u00e8gne une composition dans la p\u00e9nombre. L\u00e9v\u00e9nement de la toile, ce sont ces rectangles de clart\u00e9 d\u00e9coup\u00e9s sur les murs dun gris bleut\u00e9, et sur les lambris. La sc\u00e8ne a probablement lieu un jour de semaine, un lent apr\u00e8s-midi au temps suspendu. Dans ce salon vid\u00e9 de ses occupants, lair est palpable, plein de vibrations. On peut presque sentir leffet de chaleur cr\u00e9\u00e9 par lirruption des derniers instants du jour, et apercevoir de minuscules poussi\u00e8res dansant dans sa lumi\u00e8re. Par o\u00f9 est-il entr\u00e9? O\u00f9 sont partis les habitants de la maison? Qui regarde si personne ne le fait? Seule subsiste linqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9 des miracles quand il ny a pas de spectateur pour les voir. Sensation de calme et de temps retrouv\u00e9.. Nous sommes maintenant \u00e0 quelques minutes de louverture du mus\u00e9e. Dans la salle voisine, un homme passe laspirateur au pied des toiles myst\u00e9rieuses. Il est difficile de les quitter. On repense \u00e0 ces lignes de William Ritter, \u00e0 propos dHammersh\u00f8i : Il r\u00e9alise le miracle de faire sentir par les objets le s\u00e9rieux de la vie, la valeur du silence et le bien-\u00eatre des longs recueillements. Mais lopposition des lignes droites et des courbes raconte tout le tableau. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.note.anglersacademy.org\/media\/01\/00\/1667364084.jpg\" alt=\"int\u00e9rieur une rencontre avec le peintre hammershoi\" align=\"center\"> Rayons de soleil, \u00e9galement intitul\u00e9, 1900, huile sur toile 70 59 cm. On red\u00e9couvre depuis les ann\u00e9es 1990 ses tableaux dint\u00e9rieur \u00e9nigmatiques repr\u00e9sentant des pi\u00e8ces souvent vides, parfois habit\u00e9es par des personnages f\u00e9minins perdus dans une profonde r\u00e9flexion, souvent vus de dos, tourn\u00e9s vers des murs clairs et nus, r\u00e9alis\u00e9s dans une gamme de tons de gris, de brun tr\u00e8s restreinte ou de blanc, ses paysages, ses portraits, qui, tous, baignent dans une atmosph\u00e8re \u00e9trange, irr\u00e9elle, d\u00e9nu\u00e9e de toute action ou danecdote. Wikipedia est une marque d\u00e9pos\u00e9e de la, organisation de bienfaisance r\u00e9gie par le paragraphe du code fiscal des \u00c9tats-Unis. Mais les ann\u00e9es de douleur voient na\u00eetre chez lartiste un nouveau th\u00e8me quil navait jusque-l\u00e0 que tr\u00e8s peu abord\u00e9 : le nu. \u00c0 partir de 1909, Hammersh\u00f8i produit deux tableaux de grande taille sur le th\u00e8me du corps f\u00e9minin. Dabord avec trois \u00e9tudes, des esquisses \u00e0 lhuile repr\u00e9sentant diff\u00e9rentes poses, pour deux grands tableaux quil va achever lun en 1909 : Figure de mod\u00e8le ou Nu f\u00e9minin 205 155 cm, Statens Museum for Kunst. Son inspiration semble tir\u00e9e des tableaux de mod\u00e8les du peintre danois, bien que dans l\u0153uvre suivante, termin\u00e9e lann\u00e9e de sa mort et qui la \u00e9puis\u00e9, rel\u00e8ve presque de l\u00e9tude m\u00e9dicale selon Poul Vad. Il sagit dune huile sur toile intitul\u00e9e comme la pr\u00e9c\u00e9dente Figure de mod\u00e8le ou Nu f\u00e9minin de 171 95 cm. Alfred Bramsen 1851-1932 pense quil na jamais surmont\u00e9 les suites de ce grand exploit artistique. La critique red\u00e9couvre depuis les ses tableaux dint\u00e9rieur \u00e9nigmatiques repr\u00e9sentant des pi\u00e8ces souvent vides, parfois habit\u00e9es par des personnages f\u00e9minins perdus dans une profonde r\u00e9flexion, souvent vus de dos, tourn\u00e9s vers des murs clairs et nus, r\u00e9alis\u00e9s dans une gamme de tons de gris, de brun tr\u00e8s restreinte ou de blanc, ses paysages, ses portraits, qui, tous, baignent dans une atmosph\u00e8re \u00e9trange, irr\u00e9elle, d\u00e9nu\u00e9e de toute action ou danecdote. Ce qui frappe en visitant lexposition, cest lextraordinaire palette de supports utilis\u00e9s par le Groupe pour exprimer cette nouvelle lecture et vision du monde. Lentreprise est immense : les arts plastiques, larchitecture, la politique, l\u00e9conomie, les math\u00e9matiques, la m\u00e9decine, la psychologie ou l\u00e9rotologie sont abord\u00e9s. Isidore Isou, Trait\u00e9 de bave et d\u00e9ternit\u00e9 1951 Film cin\u00e9matographique 35 mm noir et blanc, sonore, dur\u00e9e 12325 Collection Centre Pompidou, Paris Mus\u00e9e national dart moderne Centre de cr\u00e9ation industrielle Adagp, Paris 2019 Centre Pompidou, MNAM-CCI Georges MeguerditchianDist. RMN-GP  Castaner pi\u00e9tine lEtat de droit sous le coup de l\u00e9motion <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.eurocles.com\/data\/peinture\/-a%20classe%20alph%20(old)\/x\/-00-hammershoi%20-%20repos%20(1905)%20huile%20sur%20toile%20Paris%20Musee%20Orsay.jpg\" alt=\"int\u00e9rieur une rencontre avec le peintre hammershoi\" align=\"right\"> Et la chevaliette de mon compatriote Dirk de Keyser toujours vaillante au en collaboration avec lesgaleriesbartoux .<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>int\u00e9rieur une rencontre avec le peintre hammershoi<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"hide_page_title":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212"}],"collection":[{"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=212"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":213,"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212\/revisions\/213"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=212"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=212"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/houstondesignconstruction.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=212"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}